On pourra dire que l'année 2007 fut arrosée. Depuis près de deux mois il ne se passe pas une journée sans qu'une averse nous tombe sur le dos.
Ca ressemblerait à une malédiction que cela ne m'étonnerais pas. Deux meetings aériens depuis le début et l'année... et les deux sous la pluie.
Après la Ferté Allais fin mai, voilà que le 8 juillet pour le meeting d'Evreux là encore la météo décide de faire des caprices.
Vu que la veille le temps fut clément, je suis parti en bermuda et t-shirt direction la base 105 d'Evreux pour tenir le stand de l'aéroclub avec d'autres membres dont Patrick, Franck, Guy, Eric, Lyse et sans oublier l'intendance parfaitement gérée par Laurence.
Bref déjà de bonne heure, les bouchons sur la route indiquait que la journée allait être chargée. Pratiquement une heure pour arriver à la base, rentrer, garer le tacot et puis direction le stand. Là, je demande à un militaire (gradé de surcroit) où se trouvait mon stand. Celui ci un peu perdu, m'indiqua la direction en ponctuant sa phrase d'un "vous savez l'orientation et moi ça fait deux". J'aurais d'ailleurs pu écouter cette phrase plus précisément car il m'a bien emmené avec ses indications à l'opposé de ma direction.
Après avoir passé une demi heure à rechercher le stand je le trouve enfin. Le temps de discuter avec les membres déjà présents que le temps commence à se gatter. Les nuages deviennent de plus en plus sombres et la pluie n'attend pas son reste pour tomber, et cela durant une bonne part de la journée.
Les évolutions des avions s'en trouvent alors modifiées, le programme du meeting chamboulé, d'ailleurs va t il y avoir meeting vu les ondées. Si cela continu, il ne vont présenter les avions qu'au roulage, se dit ont en blangant dans notre stand, alors que quelques badauds viennent peu à peu à l'intérieur de notre tente pour se protéger des intempéries.
D'ailleurs c'est à peine si l'on ne se faisait pas chasser par ceux qui arrivaient. D'autres au comportement des plus "sans gène" vinrent carrément pique niquer à l'intérieur de notre stand, sortant de leur glacière les bouteilles de champagne (du mousseux je présume) et de rosé.
Enfin ce n'est que vers la fin de la journée que le temps devint plus clément, le soleil réussissant à pousser les nuages afin qu'il puisse voir évoluer la Patrouille de France.
Malgré tout, ce fut quand même une bonne journée, où l'on a pu se retrouver entre pilotes du club, discuter et rire de tout et de rien. D'ailleurs c'est fou ce que l'on peut rire d'un rien par un temps pareil.
8h30. Je passe le chercher, mais hélas ce dernier me dit qu'il ne pourra pas venir avec moi. Tant pis je volerais seul. Je prends la carte Michelin pour rechercher l'aéroclub de la Teste et au bout de quelques minutes me voilà garé devant la porte de l'aéroclub.
On met les gaz à fond et doucement je lève le nez du DR qui petit a petit prend l'air. Malgré le mauvais temps l'air est calme, pas de turbulence et la montée se fait sans difficulté.
Nous volons après quelques secondes vers le point de sortie qui est ni plus ni moins le dune du Pila.
Quelques minutes après nous passons à la verticale des cabanes tchanquets qui se trouvent en plein milieu du bassin.
Et puis ensuite intégration dans le circuit de piste, Vent arrière, base, finale et la piste arrive face à moi.
Le Jodel, c'est la 2CV de l'espace, un avion rustique qui se pilote autant avec "les fesses" qu'avec ses instruments. En plus faisant partie de la catégorie des trains classiques (deux roues à l'avant et une roulette à l'arrière), son pilotage au roulage, au décollage et surtout à l'atterrissage demande rigueur et précision. Le JoJo peut être capricieux et ne supporte pas la moindre erreur. En deux mots, le top pour apprendre correctement à piloter. Celui qui sait poser un train classique sait tout poser.
En parlant de Mercedes, le DR400, en serait comparable. Un avion pour les petites ballades et les voyages. Un avion large, puissant, rapide (quoiqu'il en existe maintenant des plus rapides). D'ailleurs, la vitesse n'est que relative, voler à plus de 220 km/h est rien quand on croise les avions de la patrouille de France. Ce jour là j'eu l'impression d'être à l'arrêt. S'était limite si je n'allais pas décendre de l'avion pour le pousser.