Jean-Marie

Images aléatoires

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Lundi 9 juillet 2007 1 09 /07 /Juil /2007 18:07

On pourra dire que l'année 2007 fut arrosée. Depuis près de deux mois il ne se passe pas une journée sans qu'une averse nous tombe sur le dos.

Ca ressemblerait à une malédiction que cela ne m'étonnerais pas. Deux meetings aériens depuis le début et l'année... et les deux sous la pluie.

Après la Ferté Allais fin mai, voilà que le 8 juillet pour le meeting d'Evreux là encore la météo décide de faire des caprices.

Vu que la veille le temps fut clément, je suis parti en bermuda et t-shirt direction la base 105 d'Evreux pour tenir le stand de l'aéroclub avec d'autres membres dont Patrick, Franck, Guy, Eric, Lyse et sans oublier l'intendance parfaitement gérée par Laurence.

Bref déjà de bonne heure, les bouchons sur la route indiquait que la journée allait être chargée. Pratiquement une heure pour arriver à la base, rentrer, garer le tacot et puis direction le stand. Là, je demande à un militaire (gradé de surcroit) où se trouvait mon stand. Celui ci un peu perdu, m'indiqua la direction en ponctuant sa phrase d'un "vous savez l'orientation et moi ça fait deux". J'aurais d'ailleurs pu écouter cette phrase plus précisément car il m'a bien emmené avec ses indications à l'opposé de ma direction.

Après avoir passé une demi heure à rechercher le stand je le trouve enfin. Le temps de discuter avec les membres déjà présents que le temps commence à se gatter. Les nuages deviennent de plus en plus sombres et la pluie n'attend pas son reste pour tomber, et cela durant une bonne part de la journée.

Les évolutions des avions s'en trouvent alors modifiées, le programme du meeting chamboulé, d'ailleurs va t il y avoir meeting vu les ondées. Si cela continu, il ne vont présenter les avions qu'au roulage, se dit ont en blangant dans notre stand, alors que quelques badauds viennent peu à peu à l'intérieur de notre tente pour se protéger des intempéries.

D'ailleurs c'est à peine si l'on ne se faisait pas chasser par ceux qui arrivaient. D'autres au comportement des plus "sans gène" vinrent carrément pique niquer à l'intérieur de notre stand, sortant de leur glacière les bouteilles de champagne (du mousseux je présume) et de rosé.

Enfin ce n'est que vers la fin de la journée que le temps devint plus clément, le soleil réussissant à pousser les nuages afin qu'il puisse voir évoluer la Patrouille de France.

Malgré tout, ce fut quand même une bonne journée, où l'on a pu se retrouver entre pilotes du club, discuter et rire de tout et de rien. D'ailleurs c'est fou ce que l'on peut rire d'un rien par un temps pareil.

Par jmg - Publié dans : avipov
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 23:04

Cette ballade aérienne n'est pas récente, mais j'avais envie de vous en faire part.

Aout 2005, après avoir fait en long en large et en travers la dune du Pila, je regarde sur une carte où se trouve l'aérodrome le plus proche. Un copain doit venir avec moi. Nouvellement arrivé dans la région s'était l'occasion pour lui de voir sa nouvelle région.

Hélas la veille, le temps s'est dégradé. Pratiquement une semaine de beau temps, pas de pluie pour eux depuis des mois, et voilà que je décide à faire un tour aérien et voilà que le mauvais temps se met de la partie.

Tant pis, on volera par temps brumeux.

8h30. Je passe le chercher, mais hélas ce dernier me dit qu'il ne pourra pas venir avec moi. Tant pis je volerais seul. Je prends la carte Michelin pour rechercher l'aéroclub de la Teste et au bout de quelques minutes me voilà garé devant la porte de l'aéroclub.

Je demande quelques renseignements, discute quelques minutes avec un pilote qui me dit qu'il allait faire une petite ballade autour du bassin d'arcachon. Alors pourquoi ne pas servir de copilote. il m'indique que l'avion qu'il utilise est un DR400, le plus vieux de France. Bon ça ne me changera pas du tagazou de l'aéroclub.

On effectue la prévol, on cale l'altimètre, on contact la tour ainsi que la base de Cazaux (vaut mieux, pour éviter de se faire accueillir par un avion de chasse) et puis on s'aligne en début de piste.

Le temps est brumeux, mais la visibilité est assez correcte. A peut près 5km.

On met les gaz à fond et doucement je lève le nez du DR qui petit a petit prend l'air. Malgré le mauvais temps l'air est calme, pas de turbulence et la montée se fait sans difficulté.

Nous volons après quelques secondes vers le point de sortie qui est ni plus ni moins le dune du Pila.

Passage à droite de la dune puis ensuite virage à gauche, direction l'Atlantique, puis ensuite demi tour direction le cap Ferret.

Quelques minutes après nous passons à la verticale des cabanes tchanquets qui se trouvent en plein milieu du bassin.

Puis quelques minutes plus tard, je passe au dessus de la maison. Pour marquer le coup, vu que j'avais dis que je passerais au dessus, je fais mumuse avec l'accélérateur histoire de les sortir du lit.

Et puis ensuite intégration dans le circuit de piste, Vent arrière, base, finale et la piste arrive face à moi.

La piste est assez longue sans vraiment de difficultés et l'atterrissage se fait sans difficultés.

 

Par jmg - Publié dans : avipov
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 22:22

Dimanche matin la grisaille se dissipait, le vent soufflant assez fort, Eole chassait un peu le mauvais temps. Partant chercher du pain en ville avec mon grand fiston je vis une affiche "Baptème d'hélico". On se regarda vite fait, et l'idée " et si on se le tentait" vint à mon esprit. Nous arrivâmes vers 10h30 sur la piste d'envole "bricolée" a coup de débrousailleuse. L'accueil venait à peine de s'installer, et nous voilà a demander quelques renseignements. 35 euros le vol par personnes. Pas cher me dis je. Je n'eu qu'à peine le temps de le penser que l'hélico arriva. Je demandais si le pilote pouvait faire une rotation avec juste deux passagers. La réponse fut affirmative.

Le temps d'expliquer quelques règles de sécurité à mon fils et nous voilà embarqués dans le Bell 206, un hélico 5 places.

Je le plaçais à l'arrière tandis que je prenais la place du copilote. Le pilote me demandis s'il n'aurait pas peur qeul à l'arrière et je lui répondis qu'il faisait souvent de l'avion avec moi et que monter dans un aéronef ne lui faisait pas peur, au contraire.

Nous voilà par cette petite introduction à partir faire une ballade d'une vingtaine de minutes à a discuter aéronautique. Eh oui lorsque deux pilotes se retrouvent de quoi parlent ils: d'aéronautique. On passe la discussion basique de savoir si le temps allait se maintenir et l'on commence à papotter technique sur la façon de piloter un hélico tandis qu'à l'arrière mon fils est tout émerveillé.

C'était la première fois qu'il montait dans un hélico, et malgré cela il ne fut pas impressionné par le décollage à la verticale. Il le fut par contre par un virage en glissade avec le vent de face.

Moi par contre je fus surtout impressionné par la précision du pilotage. Le vent soufflait fort avec quelques bourasques, et pourtant aucune turbulence dans l'hélico.

Par un tel temps en avion on se serait trouvé secoués durant le décollage et l'aterrisage. Mais là rien, même pas une petite secousse.

Une sympathique ballade qui donnerait envie d'aller dans le premier héliport du coin pour apprendre à piloter ce genre d'aéronef. Enfin pour moi quand même un seul frein: le prix de l'heure de vol. Ca fait quand même l'équivalent d'au moins trois heures en DR400, et question vitesse au est restraint à un bon 160 km/h, alors que le DR peut croiser à plus de 250.

Par jmg - Publié dans : avipov
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Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /Mai /2007 23:15

Dans ce bas monde il n'y a pas que les oiseaux et les anges qui ont envis d'ailes. L'homme aussi parfois se cherche des artifices pour s'extirper du plancher des vaches et voir le monde sous un autre angle.

Pour ma part, l'envol dans les cieux se fait avec mes deux "tagazous" de prédilection. Le Jodel D112 (jojo) ou le DR400.

Chacune de ces machines à ses spécificités, tant technique que de pilotage et de sensation.

Le Jodel, c'est la 2CV de l'espace, un avion rustique qui se pilote autant avec "les fesses" qu'avec ses instruments. En plus faisant partie de la catégorie des trains classiques (deux roues à l'avant et une roulette à l'arrière), son pilotage au roulage, au décollage et surtout à l'atterrissage demande rigueur et précision. Le JoJo peut être capricieux et ne supporte pas la moindre erreur. En deux mots, le top pour apprendre correctement à piloter. Celui qui sait poser un train classique sait tout poser.

Le JoJo malgré ce caractère un peu teigneux, sait aussi donner du plaisir à son pilote. On pilote à "l'ancienne", on sent les courants, on vit le milieu dans lequel ont baigne. C'est un peu comme se promener sur une petite route de campagne en 2cv, on se sent plus proche de la route et de ce qui nous entoure que dans une Mercedes.

En parlant de Mercedes, le DR400, en serait comparable. Un avion pour les petites ballades et les voyages. Un avion large, puissant, rapide (quoiqu'il en existe maintenant des plus rapides). D'ailleurs, la vitesse n'est que relative, voler à plus de 220 km/h est rien quand on croise les avions de la patrouille de France. Ce jour là j'eu l'impression d'être à l'arrêt. S'était limite si je n'allais pas décendre de l'avion pour le pousser.

Le DR est un avion stable permettant les voyages et m'a permis quelques navigations sympathiques telles Chartres, Deauville, Bernay, Mortagne au Perche...

Grâce à sa large verrière la visibilité est infinie et en plus des joies du pilotage s'ajoutent l'emerveillement des paysages traversés.

Par jmg - Publié dans : avipov
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Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /Mai /2007 22:56

La tête dans les nuages

 

 

Voler n'est pas le propre de l'homme, et pourtant de tout temps il a essayé de conquérir cet élément réservé aux oiseaux. Et selon moi ce fut la plus belle action que fit celui ci; trouver le moyen de se soustraire à la loi Newtonienne qui fait que les pommes tombent sur le sol ou parfois sur nos têtes.
Comme je disais voler n'est pas le propre de l'homme et même lorsque l'on se décide à affronter ce nouvel élément,  fort d'une grande motivation, on n'est pas sans une certaine appréhension. Les angoisses diverses et variées vous arrivent à l'esprit. L'appréhension augmente notre sensibilité. La moindre vibration, la moindre secousse est ressentie comme un danger. On se retrouve un peu dans la peau d'un nouveau né qui fait ses premiers pas. On doute, on doute et on se lance.

Ce fut mon cas. A force de regarder le monde d'en bas, j'eu envie un jour de tenter le rêve d'Icare ( sans la fin tragique). Voir le monde comme les oiseaux, voir le monde autrement.
La première fois que j'ai tutoyé les nuages ce fut en planeur, près de la Roche Guyon. Bardé d'apprioris sur le monde aéronautique j'arrivais dans l'aéroclub et là, Oh surprise, ceci partirent en éclats. Le monde de l'aéronautique n'est pas la patrie de surhommes. On est loin des clichés à la Top Gun. Les gens sont là, passionnés, discutant de leurs derniers vols et vous font participer à leurs récits.
Je monte donc dans le planeur, le décollage est impressionnant car celui ci décolle avant l'avion remorqueur, et quelques minutes après le cable qui nous unissait à celui - ci est largué. Et là! Le silence. A peine un petit sifflement qui nous rappelle que nous frottons dans la masse d'air, et nous voilà oiseau, à surfer sur les courants ascendants. Le pilote, enfin la pilote, Denise, plusieures fois championne d'Europe de vol à voile me laisse le manche, m'expliquant quelques rudiments de pilotages. Les explications données rassurent et me voilà pris au jeu. "Nous ne sommes pas là pour faire peur mais pour donner envie" me dit elle, et là c'est gagné. Dès l'atterissage, je promets que je reviendrais.
Je suis revenu un an  après pour passer mon brevet de pilote planeur, et puis au fil du temps, et de la météo normande je me suis laissé aller à l'avion.
Et là encore, le monde des aéroclubs est un monde de passionnés, toujours ouvert à la discussion et au partage. Et me voilà à prendre des leçons de pilotage, passer le brevet de base et maintenant le PPL.
Depuis chaque jour ensoleillé est une invitation au vol. Voir le monde d'en haut, regarder les champs dessiner un patchwork végétal, caresser les nuages du bout des ailes et se rendre compte que dans ce bas monde l'on est vraiment tout petit. Et chaque fois c'est le même émerveillement, et chaque région où j'ai pu voler est un enchantement (la Normandie, le bassin d'Arcachon, le Canada ...).
Par jmg - Publié dans : avipov
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